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Elisabeth

Elisabeth
Que dire ?
Un article ne serait pas assez.

Et puis les mots ne restent que...des mots.
Il faut croire que je les manies plutôt bien alors je te consacre quelques lignes pour te dire à quel point je tiens à toi.

Septembre 1997 : bientôt 11 ans que l'on se connaît. Et les années se poursuivront, le compte augmentera inexorablement. Je ne laisserai pas une quelconque distance géographique briser ce qu'on a construit. Tu le sais.
Après tout, qu'est ce que la distance ? Un p'tit bout de goudron peinturluré de bandes blanches.
Différences ? C'est donc cela qui devrait nous séparer ? Des voies divergentes, des idées opposées, des destins contraires ? Non.

Tu es bien l'une des seules avec qui j'ai gardé le lien si fragile qu'est l'amitié.
Bien sûr il y a eu des bas. Et des hauts aussi. Beaucoup de hauts.

Je me souviens de ces jours où mes yeux sombres ne rencontraient que ton dos tourné.
Pourtant, quand je tournais la tête, je sentais ton regard. Similaire.
Quand, trop fière, je ne voulais pas faire le premier pas.
Malgré toute l'amitié qui me brûlais les lèvres.
Je me rappelle d'une nuit que j'avais passé à t'appeler.
Répondeur.
Des larmes incendiaires qui dévalaient les pentes de mon oreiller, les courbes de mes joues.
Nuit blanche, noire, tristesse, ranc½ur, peur de t'avoir perdu.
Insomnie.

Je me souviens du lendemain, de tes yeux brillants et de cette petite voix
« Pardonne-moi »
Parce que c'est ainsi.
Jamais séparées.

Mais plus que tout ça, je me souviens de ces fous rires.
De ces nuits à refaire le monde. De ces journées à inventer des univers parallèles pour s'échapper un peu de la réalité.
Chacun de nos jeux de gamines sont gravés dans ma mémoire.
De ces cartes postales chaque été. De ces petits mots échangés en cours.
Des journées à la fête foraine, à la patinoire.
De ces Mc do, de ces cinés.
De ces séances photos, de ces éclats de soleil, de nos sourires.
De ces journées parfaites, peinture sur les murs, preuves de complicité.
De ces soirées où il n'y avait personne et pourtant où on dansait.
« Laisse le portable Morgane, laisse-le... Oui mais c'est Lui. Oh laisse le aussi ! »
De ces surnoms engendrant rires et perplexité.
« Le Roi, The Prince, The Pétasse, La Truie, Globe de Cellulite... »
De nos matins musique, ta techno et mon rock qui s'enlaçaient.
De ces matinées lycée sur des tables en bois trempées.
De ces fins d'après midi nerveuse où, angoissée, nous attendions le verdict.
De ces contrôles de maths, de physiques et de langues.
De ces séances de sport, volley ball, basket ou bien endurance.
« T'inquiète pas, j'ai mon mp3, on sera exactement sur le bon temps ! »
De ces poèmes, de ces romans.
De ces confidences sur nos éventuels...euh amants ?
De ces sourires en coin, de ces clins d'½il.
De ces essais de discrétion qui finalement ne l'étaient absolument pas.
« Ne te retournes pas ! Non ! Trop tard... »
« J'ai trouvé un surnom : Xababa ! »
« Nein ! C'est déjà son surnom, merci, tout le monde me regarde... »
De ces heures de cours à s'échapper pour finir nos sujets.
De ces coups montés pour les anniversaires, de ces bougies cachées, des couteaux oubliés.
De ces longues conversations, de ces secrets.

Notre amitié.

Et je fais de la place dans ma mémoire pour tout ce qu'il y a à venir.
Cette année de terminale qui nous réuni.
Ces cours, ces révisions, ce bac à préparer.
Ces futures séances photos, ces futures soirées.
Ces fous rires, ces sourires, ces vacances planifiées.

Parce que ce sera encore quelque chose qui solidifiera ce lien sacré.
Parce que rien, rien ne permettra de t'oublier. Ce serait une hérésie, un blasphème.
Tu verras, on serra.

Pour toujours.

Alors Elisabeth, Babeth, Babethsy, ma besty...
Je ne le dit pas tellement, tu sais ce que je ressens...
Je t'aime tellement.




Les photos (bien que le montage soit bof j'en conviens) :
on omettra le fait que j'ai une tête à faire peur, merci.

Celle de "derrière" : sur le bateau, retour de Londres, moment magique.
Ah qu'est ce qu'il faisait froid, toi avec ton pull, moi avec mon débardeur.
Et le soleil qui se couchait. Et ce p'tit porte clef que je serrais dans ma paume.

Celle de "devant" : cette année, à peine réveillées, au lycée.
Pendant les périodes de bac. Evaporation des cours.

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 10:21

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 12:59

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